
De tous les pianistes que j'ai pu entendre au Casino de Cannes où j'allais au concert le dimanche après-midi quand j'étais gamin, c'est celui qui m'envoûtait littéralement.
Il y avait Claude Kahn, "star" locale qui enflammait le "poulailler" par ses Liszt flamboyants ; je me souviens d'une "Fantaisie hongroise" qui était une "adaptation" par le grand Franz de l'une de ses rhapsodies, jouée ici avec orchestre symphonique.
Il y eut bien sûr le grand Samson François, au soir de sa vie, qui massacra un dimanche les deux concertos de Chopin.
Christoph Eschenbach était un jeune pianiste à cette époque et excellait dans Schubert.
Je me souviens qu'alors il arborait une coupe de cheveux proche de celle d'Elton John !
Il est devenu chef d'orchestre -et quel chef !-, chauve et marmoréen.
Tous les grands interprètes se sont succédés tout au long de ces sessions de concerts.

Aujourd'hui, il dispense encore de fameuses "masterclass" dont celles, très courues, d'Engelberg en Suisse.
J'ai choisi de vous le faire écouter dans le 20ème Nocturne -posthume- de Chopin, au cours d'une émission de télévision où il est interviewé par... Nana Mouskouri :
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